2012 - L'attaque de l'ambassade américaine de Benghazi

Dans la nuit du 11 au 12 septembre 2012, la mission diplomatique américaine de Benghazi, en Libye, est attaquée par un groupe de militants islamistes libyens. C’est le chaos sur place et les agents de sécurité ne parviennent pas à repousser les envahisseurs. Ce n’est qu’avec l’aide d’un commando secret de la CIA que le salut vient pour les Américains. Mais ce faisant, ils doivent défendre une base secrète localisée à quelques pas de la mission. S’engage alors un combat féroce où les soldats américains sont en grande infériorité numérique mais avec un meilleur armement et des tactiques acquises chez les forces spéciales. Voici l’attaque de Benghazi qui a rappelé au monde les dangers du quotidien dans les zones sous tensions.

 

Jeune homme filmant l incendie du consulat americain a benghazi esam omran al fetori

Jeune homme filmant l'incendie de la résidence de l'ambassadeur. Esam Omran Al-Fetori: Reuters: Landov

 

La Libye, un pays au bord de la destruction

Depuis 1969, la Libye est dirigée d’une main féroce par le dictateur Mouammar Khadafi. En 2011 toutefois, le pays se révolte et lance ce que les historiens ont nommé le « Printemps arabe », une série de rébellions contre les pouvoirs autoritaires et dictatoriaux dans tout le monde arabe. Une guerre civile éclate en Libye entre février et octobre 2011. Elle se termine par la fuite puis l’assassinat de Khadafi. Il avait été retrouvé dans des canalisations, lynché par la foule puis exécuté.

 

Scene de guerre pendant la premiere guerre civile libyenne

Scène de guerre lors de la première guerre civile libyenne (2011)

 

Cependant, bien que le dictateur soit mort, le pays restait dans une situation de profonde instabilité. Face à l’absence d’un pouvoir centralisateur, des dizaines de milices populaires ont émergé. Certaines sont territoriales, d’autres plus politiques et, enfin, il y a celles qui soutiennent un objectif religieux. Ces milices s’arment, notamment à la suite du pillage des entrepôts d’armement de Khadafi. Un véritable marché des armes se fait à ciel ouvert, à côté des ventes plus traditionnelles de légumes et objets artisanaux. Ces milices se font la guerre et des affrontements ont régulièrement lieu dans les villes libyennes, en particulier Benghazi. Parmi les milices, celle d’Ansar al-Charia, islamiste et conservatrice, était particulièrement violente et anti-américaine. Certains de ses membres ont d’ailleurs des liens avérés avec des organisations islamistes comme l’AQMI (Al-Qaïda au Maghreb islamique) ou Al-Qaïda.

Ces nombreuses tensions ont été perçues par les agents et diplomates américains en Libye. John Christopher Stevens, l’ambassadeur des Etats-Unis en Libye, a régulièrement mis en garde son pays contre les agissements des milices. Il a demandé, à plusieurs reprises, une augmentation des forces de sécurité de la mission diplomatique à Benghazi. Ces dernières ne comptaient qu’une demi-dizaine de personnels, tout au plus. La sécurité était assurée par des membres de la Diplomatic Security Service (DSS), dont une partie avait passé du temps dans les rangs de l’armée américaine. Ils avaient des fusils d’assaut mais pas de soldats réguliers, contrairement aux ambassades officielles qui poussaient une dizaine de Marines pour leur protection. Le reste de la sécurité était du ressort de la police libyenne ainsi qu’une milice locale ralliée au camp américain, la Brigade des martyrs du 17 février.

 

L ambassadeur christopher stevens avec des libyens

L'ambassadeur Christopher Stevens et des responsables libyens

 

La situation à Benghazi

Après la guerre civile libyenne, la situation à Benghazi est de plus en plus tendue. De nombreux meurtres, règlements de compte et autres attentats à la bombe ont lieu entre les milices et contre des cibles désignées. Parmi elles, on trouve l’ambassadeur Stevens, ciblé par les milices islamistes. Au printemps 2012, les tensions augmentent et les signes d’hostilité se font plus nombreux. Le 22 mai, une roquette de RPG (un lanceur de grenades propulsées) explose à proximité d’un convoi de la Croix Rouge. Le 6 juin, un engin explosif improvisé (EEI) est lancé par-dessus les murs de la mission diplomatique. Deux semaines plus tard, l’ambassadeur britannique est pris à parti par des miliciens, occasionnant son départ du pays ainsi que celui de tous ses collaborateurs.

Dans un soucis de discrétion et pour éviter d’alarmer les locaux, les autorités américaines ont progressivement diminué leurs forces dans la région. En dehors de Benghazi, les unités militaires américaines les plus proches sont dans la capitale, Tripoli, ou en Méditerranée. Dès lors, une réponse rapide et efficace à toute attaque serait naturellement ralentie par le temps de transport.

Cependant, il existait, à moins de deux kilomètres, une antenne secrète de la CIA. Celle-ci n’a rien d’officiel et tente de passer inaperçue dans une ancienne ferme entourée d’un terrain vague. Sur place, se trouve une équipe de sécurité, appelée Global Response Staff (GRS), composée de cinq hommes : le commandant, Tyronne S. Woods, Jack Silva, Mark « Oz » Geist, Dave « Boon » Benton, John « Tig » Tiegen et Kris « Tanto » Paronto, des anciens Navy Seals et un ranger de l’US Army. Retraités de l’armée, ils sont des contractants de la CIA. Ils accompagnent des agents en tant que gardes du corps et s’assurent de la sécurité des installations de l’agence de renseignement. Toutefois, leur faible nombre n’en fait pas une force de réaction rapide, encore moins lorsqu’il s’agit d’une opération secrète qui n’a pas d’existence officielle.

 

Plan de la mission diplomatique a benghazi

Plan de la mission diplomatique américain et localisation de l'annexe de la CIA à Benghazi

 

L’attaque de la mission diplomatique américaine de Benghazi

En août 2012, le Département d’État américain (équivalent du ministère des Affaires étrangères) envoie un message à ses ressortissants au Moyen-Orient qui doivent prendre les plus grandes précautions s’ils désirent visiter la Libye, les encourageants, indirectement, à ne pas s’y rendre. En effet, le 11 septembre se rapprochait, une date terrible pour les Etats-Unis et très importante pour les mouvements islamistes locaux. Le Département d’État craint une action importante pour le 12e anniversaire de l’attaque des tours jumelles de New York. D’autant plus que la veille, un chef d’Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, annonçait des opérations répressives après la mort d’un autre chef de l’organisation, Abu Yahya al-Libi, au Pakistan, en juin 2012.

La journée du 11 septembre se passe bien avec une entrevue de l’ambassadeur avec son homologue turc, Ali Sait Akın. Lorsqu’il le quitte à 20h10, heure locale, les rues sont silencieuses et aucune activité à l’horizon. Mais une heure plus tard, des coups de feu et des explosions de grenades et roquettes se font entendre. Des terroristes attaquent la mission diplomatique. Très vite, les policiers locaux et les gardes de la Brigade du 17 février sont dépassés. Certains sont tués tandis que d’autres s’enfuient. Les roquettes font d’énormes brèches dans les murs de la mission et des dizaines d’insurgés pénètrent dans la propriété. Très vite, les agents de la DSS font emmener l’ambassadeur Stevens dans une salle sécurisée (« safe haven » en anglais) et vont chercher leurs armes. L’un des agents, retranché dans le poste de commandement, envoie des appels à l’aide à destination de toutes les forces armées en Libye et en Méditerranée. Trop peu nombreux, les agents de la DSS ne parviennent pas à repousser les assaillants, qui pénètrent en nombre dans l’enceinte. Des combats sporadiques ont lieu entre les différents groupes de miliciens. Des civils viennent même sur place, pensant pouvoir profiter de la situation pour piller les armes ou objets de valeur de la mission.

 

A vehicle r and the surround buildings burn after they were set on fire inside the u s consulate compound in benghazi late on sept 11 2012 getty images

Scène de l'incendie de la résidence de l'ambassadeur à Benghazi

 

L’agent de la DSS, John Wickland, emmène l’ambassadeur ainsi que l’agent du Département d’État chargé des communication, Sean Smith, à l’intérieur du bâtiment principal. Ils se retranchent derrière plusieurs portes, dont une grille blindée. Une vingtaine d’insurgés prennent d’assaut la maison et tentent d’arriver jusqu’à l’ambassadeur. Fort heureusement, les portes tiennent. Malheureusement, les assaillants décident de mettre le feu au bâtiment grâce à des bidons d’essence, espérant les faire sortir à cause de la fumée asphyxiante. Réfugiés dans la salle de bain, ils sont obligés de sortir pour s’extraire de la fumée noire. Wickland parvient à s’enfuir en sautant par une fenêtre mais ils perdent la trace de Smith et Stevens qui sont restés dans la maison. Wickland tente à plusieurs reprises de revenir dans le bâtiment pour trouver ses compatriotes. Sean Smith est finalement retrouvé par des agents, inanimé. Il est déclaré mort, asphyxié par les fumées toxiques. L’ambassadeur est, quant à lui, introuvable. Plusieurs tentatives de sauvetage ont lieu mais la chaleur et la fumée rendent toute incursion dans le bâtiment inefficace.

Coincés dans l’annexe de la CIA, les militaires du GRS n’attendent qu’une chose, le coup d’envoi d’une mission de sauvetage. Après plus d’une heure de tergiversations, l’équipe du GRS se rend, sans l’aval de ses supérieurs, jusqu’à la mission diplomatique, à bord deux véhicules blindés. Ils parviennent à entrer dans l’enceinte vers 22h30 et portent secours aux agents de la DSS. Il récupère le corps de Sean Smith et concluent qu’ils ne peuvent plus rien pour l’ambassadeur Stevens. Tout le monde est ensuite ramené à l’annexe de la CIA.

 

Destruction de la mission diplomatique

Photographie de l'intérieur de la résidence de l'ambassadeur, carbonisé après l'incendie du soir du 11 septembre 2012

 

L’assaut sur l’annexe de la CIA

Le retour dans la base secrète de la CIA ne fut pas de tout repos. Les hommes du GRS ont dû faire face à des assauts d’insurgés. Ils ont reçu des tirs d’armes à feu ainsi que des grenades. La voiture ramenant les agents de la DSS revient même avec deux pneus crevés et des impacts de balles sur toute la carrosserie. Les combats et le vacarme ont permis aux assaillants de localiser l’annexe et, très rapidement, des assauts sont menés sur les bâtiments de la CIA. Vers minuit, une grande offensive est lancée. Profitant de leur position fortifiée, de leurs armes à feu et de lunettes de vision nocturne, les anciens seals et ranger repoussent, pendant près d’une heure et demie, leurs opposants. D’autres assauts sont organisés mais obtiennent le même résultat.

 

Scene du film 13 hours

Scène du film 13 Heures : Les soldats secrets de Benghazi (2016)

 

Entre-temps, l’information de l’attaque de la mission est remontée jusqu’au plus haut niveau de l’administration américaine. À partir de 23h00, le secrétaire à la Défense, Leon Panetta, est informé, ainsi que le chef d’état-major des armées (Chairman of the Joint Chiefs of Staff), Martin Dempsey, et le conseiller à la sécurité nationale, Tom Donilon, et, pour finir, le président, Barack Obama. L’affaire est ensuite gérée par la secrétaire d’État, la cheffe du Département d’État, Hillary Clinton. Même si l’affaire est grave, les moyens d’action sont limités et le temps des négociations entre services est long. Des soutiens sont demandés à l’AFRICOM (Commandement des Etats-Unis pour l’Afrique) avec un drone, non-armé, qui est envoyé pour surveiller la situation, ainsi qu’aux bases américaines de Rota en Espagne, où un détachement de Marines est en cours de préparation, et de Signolla en Italie. Des forces sont rassemblées mais l’ordre d’action tarde à arriver. Des renforts informels sont mis sur pied grâce à Glen Doherty, ancien Navy seal, frère d’armes de Tyrone Woods et Jack Silva, et chef de la sécurité de Tripoli. Il part avec des marines et des membres du JSOC (Joint Special Operation Command), en tout, 6 militaires. Ils embarquent pour Benghazi à bord d’un jet privé spécialement réquisitionné pour l’occasion. Ils arrivent à 1h30 du matin. Cependant, la bureaucratie et les luttes de pouvoir entre les milices libyennes qui doivent leur servir d’escorte leur font perdre du temps à la troupe de Doherty qui ne part que plusieurs heures plus tard.

Dans l’annexe, les combats font toujours rage. Le personnel non combattant est retranché dans les bâtiments et subit les secousses et le bruit infernal des armes à feu, grenades et roquettes. Malgré leur infériorité numérique, les membres du GRS tiennent en respect les assaillants et ne subissent aucune perte.

Vers 5h00, les renforts de Glen Doherty arrivent dans l’annexe. À peine arrivés, qu’ils sont pris pour cible par des obus de mortier. Pendant près de 11 minutes, les projectiles pleuvent et dévastent certains des bâtiments. Les explosions sont précises, montrant que les assaillants avaient pris le temps d’étudier le terrain avant leur attaque. C’est dans cette offensive que Tyrone Woods est mortellement blessé par un tir de mortier. Il meurt de ses blessures quelques minutes après. C’est la première victime. Glen Doherty est la seconde. Lui, est aussi touché par un obus alors qu’il tentait de trouver refuge sur un toit. La munition venait exploser sur sa position et le tue sur le coup. Après ce déluge, les soldats de l’annexe reprennent leurs esprits. Ils apprennent la disparition de deux des leurs mais aussi les blessures du seal Mark « Oz » Geist qui a l’avant-bras gauche déchiqueté, et l’agent de la DSS, David Ubben, touché à la jambe.

 

Scene du film 13 hours 2

Scène du film 13 Heures : Les soldats secrets de Benghazi (2016)

 

Fin de l’attaque et rapatriement des Américains

Les premiers soins sont effectués sur ces hommes tandis que les corps sont déplacés des toits. Peu de temps après, une force de plusieurs véhicules, dirigée par la milice du Bouclier libyen, arrive pour faire évacuer le personnel de l’annexe. Enfin, après 13 heures de chaos, le calme arrive. En plus de la dizaine de combattants, c’est une trentaine d’agents de la CIA et du Département d’État qui sont rassemblés dans les véhicules et emmenés vers un aéroport. Sur le chemin, les défenseurs apprennent la mort de l’ambassadeur Stevens, décédé à l’hôpital de Benghazi des suites de ses blessures et à cause d’une asphyxie. Il aurait réussi à s’extraire de la maison en feu puis aurait été secouru par des passants, pensant à un simple membre du personnel, qui l’auraient ensuite conduit jusqu’à l’hôpital. C’est là qu’il aurait été déclaré mort.  

Les Américains embarquent dans un avion militaire qui les amène ensuite à Tripoli. Il quitte Benghazi à 7h40 du matin, laissant derrière les contractants, les derniers membres de la CIA et les corps des défunts qui n’ont pas pu entrer, faute de place, dans le premier transport. À 10h00, ils embarquent à leur tour pour Tripoli puis la base américaine de Ramstein, en Allemagne, pour y être soignés. Les corps des 4 morts sont ensuite ramenés à Washington où ils sont accueillis par le président Obama.

 

Victimes de l attaque de benghazi de 2012

Portraits des victimes de l'attaque de l'ambassade et de l'annexe de la CIA à Benghazi

 

Conclusion et postérité de l’attaque

Après la destruction de la mission diplomatique et l’attaque contre l’annexe de la CIA, l’influence américaine est profondément fragilisée dans la région. Malgré cela, les Etats-Unis reçurent, dès le jour même et dans ceux qui suivirent, une grande vague de sympathie de la population libyenne. Des manifestations ont eu lieu à Tripoli et Benghazi en l’honneur de Christopher Stevens et des hommes morts les 11 et 12 septembre 2012. On peut lire sur des pancartes des slogans comme « Stevens était l’ami des Libyens » ou « Nous aimons l’Amérique ». Quant au gouvernement libyen, il a très vite condamné les actes de ces miliciens et a apporté son soutien et ses condoléances aux Américains. Le 23 septembre, après de nombreuses manifestations anti-milices qui s’étaient déroulées dans tout le pays, le gouvernement interdit les milices et le port public d’arme à feu. Ces changements ont eu pour conséquences, à moyens termes, de pacifier le pays. Malheureusement, l’influence des groupes islamistes et les tensions nationales font que la Libye a continué à vivre dans l’instabilité avec une nouvelle guerre civile entre 2014 et 2020.

Côté américain, les soldats de Benghazi sont récompensés pour leur bravoure et les morts sont enterrés avec les honneurs. Cependant, les hommes du GRS doivent garder le silence sur les agissements de la CIA. Rapidement, des commissions d’enquête sont mises sur pieds pour savoir pourquoi un tel fiasco a pu avoir lieu. Hillary Clinton, la cheffe des Affaires étrangères est la principale coupable désignée, notamment par le camp républicain, à l’origine de la plupart des enquêtes. Finalement, la secrétaire Clinton prend la responsabilité des attaques, ce qui entame sa crédibilité à ce poste. La découverte de l’utilisation d’une adresse électronique privée pour gérer d’autres problèmes politiques a rajouté de l’huile au scandale. Finalement, en 2013, Hillary Clinton quitte le ministère. Entre-temps, toutes les ambassades et bases militaires américaines voient leur protocole de sécurité se renforcer. Par sa mort Christopher Stevens montre l’impréparation des Etats-Unis dans la région. Bien que le pays soit présent dans de nombreux pays sous tension, voire en guerre, il n’est que le 2e ambassadeur à mourir dans le cadre de ses fonctions après Adolph Dubs, mort après un kidnapping en Afghanistan en 1979.

 

Hillary clinton a propos de l affaire de benghazi

Audience d'Hillary Clinton lors des enquêtes de 2013 sur les événements de Benghazi

 

Les commissions d’enquête ont aussi cherché à trouver les coupables de l’attaque de la mission. En 2013, un premier groupe d’hommes est arrêté dont un chef d’Ansar al-Charia, Ahmed Abu Khattala. D’abord traduit en justice pour avoir organisé l’assaut, il est finalement acquitté, faute de preuve, mais est condamné pour lien avec le terrorisme, en particulier Al-Qaïda. D’autres chefs sont arrêtés, dont le dernier, al-Zoubeir al-Bakouch, présumé être le cerveau de l’opération, a été capturé puis extradé vers les Etats-Unis en février 2026.

L’histoire du 11 septembre 2012 fut longtemps cachée du grand public. L’ambassadrice américaine aux Nations unies, Susan Rice, affirmait, quelques jour après, que les attaques avaient été une réponse spontanée au visionnage d’un film islamophobe, L’Innocence des musulmans (Innocence of the Muslims). Cette dernière fut ouvertement critiquée après les faits pour dissimulation de la vérité. Cependant, en 2014, l’auteur américain, Mitchell Zuckoff, publie le récit des événements, racontés par trois des défenseurs de l’annexe : Mark « Oz » Geist, Dave « Boon » Benton, John « Tig » Tiegen et Kris « Tanto » Paronto, dans son livre 13 hours : The Inside Account of What Really Happened in Benghazi. Inspiré par cette histoire, le réalisateur Michael Bay décide d’adapter cette histoire pour le grand écran. C’est ainsi qu’en 2016, sort dans les salles de cinéma 13 heures : les soldats secrets de Benghazi (13 Hours: The Secret Soldiers of Benghazi dans la version originale). A celà, vient s'ajouter les efforts des trois hommes du livres pour faire reconnaître les handicaps qui suivent les soldats lorsqu'ils rentrent chez eux après une opération. Ils fondent une association pour les vétérans, la Shadow Warrior Project, qui vise à faciliter la réintégration des soldats et à guérir les traumatismes et blessures. 

 

Soldats et acteurs du film 13 hours

Soldats du GRS Mark « Oz » Geist, Dave « Boon » Benton, Kris « Tanto » Paronto, John « Tig » Tiegen et l'acteur Dominic Fumusa (jouant Tig dans 13 Heures)

 

Publié par Adrien RASATA, le 19/04/2026

 

Sources

Articles internet :

Articles de presse :

Articles Wikipédia :

Vidéos YouTube :

  • Benghazi, the attack and the scandal, explained, par la chaîne Vox, mise en ligne le 16 octobre 2015 [en ligne] [visionnée le 19/04/2026]. Disponible sur : https://youtu.be/vxhyzPUHQQw
  • 'Secret Soldiers of Benghazi' Discuss Real-Life Events Behind '13 Hours' | ABC News, par la chaîne ABC News, mise en ligne le 16 janvier 2016 [en ligne] [visionnée le 19/04/2026]. Disponible sur : https://youtu.be/CbZjl0ivhBY
  • The 2012 Benghazi Attack…, par la chaîne Into the Shadows, mise en ligne le 29 avril 2025 [en ligne] [visionnée le 19/04/2026]. Disponible sur : https://youtu.be/yC1eaKMuATo
  • TRUTH about the Benghazi Attack – Forgotten History, par la chaîne FORGOTTEN HISTORY, mise en ligne le 26 avril 2023 [en ligne] [visionnée le 19/04/2026]. Disponible sur : https://youtu.be/r3sovc2R3c0

Crédits image :

  1. Jeune homme filmant l'incendie de la résidence de l'ambassadeur. Esam Omran Al-Fetori: Reuters: Landov. Disponible sur : https://historycollection.com/24-photographs-september-11-2012-benghazi-attack-aftermath/
  2. Scène de guerre lors de la première guerre civile libyenne (2011). ©AFP. Disponible sur : https://www.letelegramme.fr/monde/span-classamorcelibyespan-huit-ans-apres-la-revolte-le-pays-senlise-dans-la-crise-3404763.php
  3. L'ambassadeur américain en Syrie, Christopher Stevens, lors d'une rencontre avec des responsables de l'opposition libyenne à Benghazi, lundi 10 septembre. AP/BEN CURTIS. Disponible sur : https://www.lemonde.fr/libye/article/2012/09/20/les-etats-unis-denoncent-la-publication-d-une-photo-truquee-de-son-ambassadeur-en-libye_1763451_1496980.html
  4. Plan de la mission diplomatique américain et localisation de l'annexe de la CIA à Benghazi. Image source: Digital Globe via GoogleEarth. Disponible sur : https://www.washingtonpost.com/graphics/politics/benghazi-hearing-oct-22/
  5. Scène de l'incendie de la résidence de l'ambassadeur à Benghazi. Disponible sur : https://historycollection.com/24-photographs-september-11-2012-benghazi-attack-aftermath/
  6. Photographie de l'intérieur de la résidence de l'ambassadeur, carbonisé après l'incendie du soir du 11 septembre 2012. ©AFP. Disponible sur : https://www.france24.com/fr/20140617-arrestation-suspect-attentat-benghazi-consulat-americain-2012
  7. Scène du film 13 Heures : Les soldats secrets de Benghazi (2016). Disponible sur : https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne-108137/photos/detail/?cmediafile=21278404
  8. Scène du film 13 Heures : Les soldats secrets de Benghazi (2016). Disponible sur : https://www.imdb.com/fr/news/ni64324997/
  9. Portraits des victimes de l'attaque de l'ambassade et de l'annexe de la CIA à Benghazi. ©CNS News. Disponible sur : https://historycollection.com/24-photographs-september-11-2012-benghazi-attack-aftermath/
  10. Audience d'Hillary Clinton lors des enquêtes de 2013 sur les événements de Benghazi. Disponible sur : https://www.c-span.org/clip/house-committee/user-clip-house-benghazi-committee-brooks-2/4623321
  11. Soldats du GRS Mark « Oz » Geist, Dave « Boon » Benton, Kris « Tanto » Paronto, John « Tig » Tiegen et l'acteur Dominic Fumusa (jouant Tig dans 13 Heures). Photo by Nick Wass/Invision for Paramount Pictures/AP Images. Disponible sur : https://chicago.suntimes.com/2016/6/6/18379650/powerful-secret-soldiers-of-benghazi-arrives-on-blu-ray-dvd
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