Pierre Terrail, le chevalier de Bayard

L’histoire de celui qui fut surnommé « le chevalier sans peur et sans reproche » est souvent centrée autour de l’adoubement de François Ier après la bataille de Marignan de 1515. Mais au-delà de cet événement, le récit de la vie de Pierre Terrail, dit le chevalier Bayard (ou de Bayard), est marqué par de nombreuses batailles durant les guerres d’Italie (1494 – 1556). Il s’illustra lors de duels et n’hésita pas à se mettre au cœur du feu de l’action pour mener ses hommes à la victoire. Plus que cela, il fut reconnu comme un homme particulièrement pieux. La piété religieuse et le respect d’un code chevaleresque particulièrement rigoureux ont fait de lui un exemple de la société chrétienne de son temps. Derrière son diction « Accipit ut det » (Il reçoit pour donner), il fut l’un des hommes dont la légende nous est parvenue et qui marque un temps et une pratique alors révolue, ou en désuétude, la chevalerie.

 

Illustration de bayard et de son cheval

Illustration du chevalier Bayard par Paul de Semant (XIXe siècle)

 

Un jeune noble dauphinois devenu chevalier

Portrait de pierre terrail

Portrait anonyme de Pierre Terrail de Bayard

Pierre III Terrail naît vers 1473/1474, dans une famille de la petite noblesse dauphinoise, à Pontcharra, aujourd’hui dans le département de l’Isère. Il est le fils d’Aymon Terrail, seigneur du château de Bayard et d’Hélène Alleman. Il est l’aîné d’une famille de huit enfants et, en tant que tel, est destiné à reprendre le domaine après son père. Pour cela, il suit une éducation classique en apprenant les lettres mais aussi l’art des armes. Depuis déjà plusieurs générations, les Terrail ont participé aux affrontements de la guerre de Cent Ans au côté du roi de France. L’origine familiale de Pierre Terrail le destinait donc au métier des armes. C’est avec l’aide de son oncle, Laurent Alleman, évêque de Grenoble, qu’il obtient une éducation de qualité et une place de page auprès du duc de Savoie, Charles Ier, en 1486.

C’est lors de ces années auprès du duc de Savoie que Pierre se fait connaître. Sa rigueur dans son travail et l’excellence de ce dernier le font aimer du duc et de sa cour. De plus, il excelle en équitation et se fait remarquer lors de tournois. Lors d’une visite du roi Charles VIII, il parade avec un cheval particulièrement sauvage qui cherche à le désarçonner. Pour le calmer, Pierre l’éperonne à plusieurs reprises, ce qui lui vaut le surnom de « Piquet ».

C’est lorsqu’il voit l’adresse au combat de Pierre que le roi décide de le prendre à son service. Il lui fait suivre une formation aux armes à Turin et, en 1493, le fait intégrer, à tout juste 17 ans, les troupes du comte de Ligny, en qualité d’homme d’armes (on disait aussi gens d’armes en ancien français). C’est sous son commandement qu’il participe à la première guerre d’Italie, débutée par Charles VIII en 1494. Ce dernier revendique la possession du royaume de Naples en lien avec d’anciennes alliances familiales. En 1282, le royaume de Sicile, possession angevine, appartenant donc à une branche cadette des Capétiens, est conquis par les Aragonais, des Espagnols. Charles VIII veut récupérer ce qu’il considère comme ses terres. Il traverse les Alpes et prend la route du sud de l’Italie. Son éloignement du royaume de France et la réponse armée des potentats locaux italiens le poussent à repartir en France dès 1495.

Le 6 juillet 1495, à seulement 20 ans, Pierre Terrail se distingue lors de la bataille de Fornoue contre une coalition italienne menée par Venise, allant même jusqu’à capturer un étendard ennemi. Il obtient la reconnaissance de ses supérieurs et, pour le récompenser, le roi le fait chevalier. À son retour en France, il continue de se faire remarquer en participant et en remportant de nombreux tournois. En 1496, il succède à son père à la tête de la seigneurie de Bayard et prend le nom de chevalier de Bayard.

 

Bataille de fornoue par eloi firmin feron

Bataille de Fournoue, par Eloi-Firmin Féron, 1837. Bayard est représenté à droite, levant son épée

 

Les premiers exploits lors des guerres d’Italie

Au début du XVIe siècle, Louis XII, roi à partir de 1498, poursuit les campagnes d’Italie, à la fois pour reprendre Naples mais également le Milanais. En 1501, Bayard repart donc en Italie.

Il participe à la campagne de Minerve, dans les Pouilles, dans le sud-est de la péninsule. Lors d’une campagne de reconnaissance, il tombe sur une troupe espagnole. Dans l’affrontement, il parvient à capturer le commandant, dom Alonzo de Soto Mayor. Ce dernier appartient à la haute noblesse espagnole et, par conséquent, est la cible d’une rançon auprès de ses compatriotes. Entre-temps, il est enfermé mais avec tout le respect dû à son rang. Malgré cela, Soto Mayor tenta de s’évader et fut repris. Lors de sa libération, il aurait affirmé avoir subi les pires sévices de la part de Bayard et de ses hommes. Le Français, pour qui l’honneur du chevalier était une vertu cardinale, défie l’Espagnol en duel à mort. Ce dernier accepte, refusant qu’un petit nobliaux le ridiculise de la sorte.

Le duel commença par un retard de Soto Mayor afin de fatiguer Bayard qui souffrait, à ce moment-là, d’une blessure reçue peu de temps auparavant. Lorsqu’il arriva, pour garder l’avantage, il refusa que le combat se fasse à cheval, un domaine où Bayard excellait. Mais ces manigances, Bayard parvient à terrasser son adversaire. Soto Mayor, moins bon escrimeur que Bayard est d’abord touché dans le haut du torse puis, une fois à terre, est achevé d’un coup de dague entre les yeux. C’est alors que les chroniqueurs, comme Jacques de Mailles ou Symphorien Champier, mettent en avant un épisode de la légende de Bayard. Devant la mort de son adversaire, au lieu de s’extasier, Bayard se serait penché au-dessus de son adversaire et aurait commencé à prier pour son salut. Cet épisode participe à la renommée du chevalier comme un preux et pieux chevalier.

Duel entre bayard et soto mayor par eugene samuel grasset

Illustration d'Eugène-Samuel Grasset représentant le duel entre Bayard et Soto Mayor

En 1503, Bayard fait une nouvelle fois preuve de ses prouesses martiales en Italie. Il combat alors pour le duc Ludovic II de Saluces, commandant des forces françaises. Avec 23 000 hommes, il doit garder le fleuve Garigliano contre les ambitions de Gonzalve de Cordoue, l’un des principaux généraux espagnoles du Royaume de Naples, et parent d’Alonzo de Soto Mayor. Bien que les Français tiennent solidement le fleuve, le commandant espagnol parvient à franchir le fleuve et contourne les Français. Dans la fuite, Bayard, à l’arrière-garde, décide de se poster sur l’un des rares ponts pour traverser le Garigliano et de gagner du temps. Le pont est très étroit et ne permet de faire passer qu’un homme à la fois. Ainsi, lorsqu’une troupe de 200 hommes arrive sur place, ils doivent faire la queue pour passer. Profitant de cet avantage, Bayard se bat de toutes ses forces et parvient à tenir le pont, suffisamment longtemps pour que l’artillerie française vienne se poster sur une hauteur et couvre sa retraite. Bayard est, quant à lui, extirper de la mêlée par ses compagnons. Cet exploit du pont de Garigliano donna une renommée extraordinaire à Bayard, celui qui n’hésita pas à se sacrifier pour que ses camarades puissent partir.

 

Bayard a la bataille de garigliano

Bayard défend un pont sur le Garigliano, 1503, par Henri Félix Emmanuel Philippoteaux, 1840

 

La renommée du chevalier sans peur et sans reproche

Malgré la dangerosité des champs de bataille, Bayard a continué àse porter au-devant du danger. En 1507, il participe à la prise de Gênes par les Français en capturant l’un des fortins qui entourait la ville. En 1509, il est à Agnadel, dans le nord de l’Italie, pour participer à la campagne de la Ligue de Cambrai contre Venise. Lors de la bataille, Bayard se trouvait à la tête d’une compagnie d’avant-garde et chargea les Vénitiens avec une frénésie sans borne, conforme à ce que les historiens italiens nomment la fougue française ou furia francese. La même année, Bayard fit preuve d’un véritable talent tactique en aidant à la défense des Français lors du siège de Padoue. La ville était occupée par les Vénitiens et des renforts du Saint-Empire romain germanique étaient arrivés en renfort. Bayard parvient à tenir ces derniers en respect mais le siège fut levé malgré tout, après une quinzaine de jours, le 30 septembre 1509.

Pour ces exploits, Bayard est récompensé et obtient le grade de capitaine. Il a dorénavant une compagnie de quarante lances, c’est-à-dire environ 80 hommes dont une trentaine d’hommes d’armes. Bayard fait sensation car ce titre, décerné sur ordre de Louis XII, est en général réservé aux grands nobles du royaume. Ce petit noble des terres dauphinoises s’était élevé au même niveau que les plus illustres seigneurs de France. Il s’était d’ailleurs attiré les sympathies de commandants d’exception comme Jacques II de Chabannes, seigneur de la Palice, qu’il suivit lors de la campagne de 1502, ou encore Gaston de Foix, duc de Nemours et connétable de France, le général en chef des armées royales.

C’est avec ce dernier que Bayard part en campagne en 1512. En février, il participe au siège de Brescia, en Lombardie. Lors de l’assaut de la cité, Bayard est blessé par une pique au niveau de la cuisse. Pensant son heure venue, il se retire du champ de bataille. Le duc de Nemours aurait ordonné à ses hommes de venger son ami qui n’était pas encore mort. Bayard se remet rapidement de la blessure et assiste à la prise de Brescia.

Bataille de brescia par charles philippe lariviere

Bayard lors du siège de Brescia par Charles-Philippe Larivière, 1837. On peut voir la blessure de Bayard à la jambe au centre

 

Cependant, lors de la bataille de Ravenne, en avril 1512, c’est au duc de Nemours d’être blessé, cette fois mortellement. Les Français se replient à la suite des avancées de la Sainte Ligue dirigée par le pape Jules II. Dans un affrontement gigantesque, les pertes se chiffrent à plusieurs milliers d’hommes et, parmi eux, Gaston de Foix meurt au cours des combats. Bayard est profondément attristé, d’autant plus qu’il perd aussi un cousin, Soffrey Alleman, aussi appelé le capitaine Mollard, avec qui il a longtemps guerroyé en Italie.

 

Mort de gaston de foix par ary scheffer

Mort de Gaston de Foix à la bataille de Ravenne, par Ary Scheffer, 1824

 

L’ascension sous François Ier

Lorsque Louis XII meurt le 31 décembre 1514, il est succédé par son cousin, François Ier. Tout comme ses prédécesseurs, le nouveau roi veut faire ses preuves sur le champ de bataille. À l’été 1515, il met sur pied une expédition au-delà des Alpes, en direction du Milanais. Bayard est encore une fois du voyage, d’autant plus qu’il est alors considéré comme le meilleur chevalier du royaume. C’est d’ailleurs grâce à ses faits d’armes, qu’il est nommé, en mars 1515, lieutenant-général, représentant et administrateur du roi, du Dauphiné, une région stratégique car frontalière avec la Savoie et l’Italie. Il aide donc à préparer vivres, munitions, armes et matériels pour traverser les montagnes.

Alors que les troupes de François Ier marchent à travers les Alpes, Bayard et d’autres capitaines, dont La Palice, constituent une avant-garde de 2 000 hommes et passent les cols en reconnaissance. Hasard du destin, ils apprennent la présence à Carmagnola de Prospero Colonna, l’un des généraux du pape et, à ce moment-là, l’un des principaux chefs de guerre de l’alliance anti-française. Après avoir échoué à le capturer à Carmagnola, les Français réussissent à le surprendre alors qu’il faisait une halte à Villafranca. Bayard et ses compagnons mettent ainsi à mal l’effort italien pour stopper les plans de François Ier.

Le 13 septembre 1515, les troupes françaises sont dans le Milanais et ont en face d’eux une troupe, majoritairement composée de mercenaires suisses, aux environs du village de Marignan. Débute à ce moment-là l’une des batailles les plus célèbres des guerres d’Italie. Bayard montre, comme à chaque fois, un grand courage dans l’affrontement. Le lendemain, après une courte pause pendant la nuit, la bataille de Marignan reprend et se termine par une victoire française. C’est alors que ce serait passé un acte aujourd’hui devenu légendaire, l’adoubement du roi par Bayard. Les historiens débattent encore de la véracité de cet événement. Il est possible qu’il fût créé de toute pièce, a posteriori. En effet, selon le protocole, le roi est adoubé lors de son sacre par un chevalier renommé. En janvier, cela fut fait par le duc de Bourbon, Charles III, le connétable de France. Or, ce dernier trahit le roi et rejoint son pire ennemi, l’empereur du Saint-Empire Charles Quint, en 1523. Pour se détacher de cette histoire peu glorieuse, François Ier aurait pu avoir créé ce second adoubement par Bayard afin de faire oublier son lien avec Charles de Bourbon. Que l’événement soit vrai ou non, il participe à la légende de Bayard, vu et reconnu comme un chevalier d’exception, le seul qui trouvait grâce aux yeux de François Ier pour le faire chevalier à son tour.

 

Adoubement de francois ier par bayard par louis ducis

François Ier armé chevalier par Bayard à la bataille de Marignan par Louis Ducis, 1817

 

Bayard continue à servir fidèlement le roi. En tant que lieutenant-général du Dauphiné, il participe à l’amélioration de la province, en particulier de Grenoble. La ville est assainie avec le rassemblement des lépreux et pestiférés vers les hôpitaux et en nettoyant les rues. Les berges de l’Isère et du Drac sont renforcées afin d’éviter les inondations et les campagnes environnantes sont pacifiées. Ses différentes mesures et son charisme de capitaine lui valent une incroyable popularité dans la province.

En 1521, ses talents de chef de guerre sont de nouveau requis par le roi, cette fois dans le nord de la France, à Mézières (aujourd’hui Charleville-Mézières). Il y dirige une garnison de 1 000 hommes, dans une région devenue stratégique depuis que l’empereur, Charles Quint, et le roi anglais, Henry VIII, s’étaient alliés contre François Ier. Sur ordre du premier, le comte de Nassau lance le siège de la ville avec 35 000 hommes. Malgré l’infériorité numérique flagrante, Bayard organise astucieusement ses troupes et parvient à obliger l’ennemi à lever le siège. C’est une immense victoire pour le Français et son prestige s’en retrouve décuplé, notamment à l’internationale.

 

La fin du héros

Mort de bayard par benjamin west

Mort du chevalier Bayard, par Benjamin West, 1772

 

En 1523, François Ier est une nouvelle fois en Italie et Bayard est, encore, à ses côtés. Cependant, les forces ennemies sont bien plus redoutables qu’en 1515. Le roi est contraint de se replier vers ses terres en 1524. Alors que les Français retraitaient, les troupes de Bayard, en arrière-garde, sont attaquées par une armée espagnole. Toujours au cœur des combats, Bayard est touché par une balle d’escopette, une forme d’arquebuse portée par certains fantassins, en plein dos. Contrairement aux blessures précédentes, celle-ci lui fait beaucoup de dégâts. Elle lui brise la colonne vertébrale et le fait chuter. Quelques compagnons avoisinants prennent le chevalier et, sur ses ordres, le hisse sur un petit promontoire, à l’écart des combats, d’où il peut observer la bataille. Selon les mots de Jacques de Mailles, il aurait dit : « Je n'ai jamais tourné le dos devant l'ennemi, je ne veux pas commencer à la fin de ma vie ».

La nouvelle de la chute de Bayard fait le tour du champ de bataille. Plusieurs généraux viennent à lui pour faire leurs adieux. Même certains de ses ennemis viennent comme Charles de Bourbon. Selon Martin du Bellay, Charles aurait alors dit : « Ah ! Monsieur de Bayard, que j’ai grand-pitié de vous voir en cet état, vous qui fûtes si vertueux chevalier ! ». Ce à quoi Bayard aurait répondu : « Monsieur, il n’est besoin de pitié pour moi, car je meurs en homme de bien ; mais j’ai pitié de vous, car vous servez contre votre prince et votre patrie ! »

Ainsi meurt, sur le champ de bataille, l’un des plus grands chevaliers français de la fin du Moyen Âge, Pierre Terrail de Bayard. Son corps est ensuite ramené en France, à Grenoble. Une cérémonie a lieu dans la collégiale Saint-André puis il est enterré au couvent des Minimes à Saint-Martin-d’Hères. En 1822, son corps fut transféré dans la collégiale, après que sa tombe fut profanée lors de la Révolution française.

 

La légende du chevalier Bayard

La légende de Bayard est à comprendre selon trois dynamiques. La première fut la renommée qu’il acquit de son vivant. Les tournois lui ont fait une place parmi la noblesse de France et ses exploits sur les champs de bataille ont participé à faire de lui l’un des meilleurs combattants de son époque.

Ses prouesses martiales, sa piété religieuse et son humilité l’ont fait traverser les siècles comme un exemple de la chevalerie. Cela est dû à la seconde dynamique, la publicité qu’en ont fait les auteurs, contemporains et postérieurs. De son vivant, la vie de Bayard fut contée par des chroniqueurs comme Symphorien Champier (Les Gestes, ensemble la vie du preulx chevalier Bayard) ou Jacques de Mailles (La très joyeuse et très plaisante histoire du gentil seigneur de Bayart, le bon chevalier sans peur et sans reproche), qui l’a personnellement connu et qui fut appelé le Loyal Serviteur. Les récits qui ont été faits sur Bayard ont, sans aucun doute, romancée sa vie, notamment lorsqu’il s’agissait de mettre en avant la hardiesse des Français lors de combats meurtriers en Italie.

 

Adoubement de francois ier par bayard image d epinal

Image d'Epinal représentant l'adoubement de François Ier par Bayard à la suite de la bataille de Marignan (1515)

 

Aux XIXe et XXe siècles, la troisième dynamique fut l’utilisation politique et culturelle de la vie de Bayard pour construire le roman national, un récit construit par des historiens et politiciens pour mettre en scène l’histoire de France. Bayard est ainsi mis en lumière comme l’un des grands combattants de la France, aux côtés de Charles Martel, Bertrand du Guesclin ou Jeanne d’Arc. Il a permis de structurer l’histoire de France en personnifiant une part de l’histoire. De plus, il offrait aux écoliers et à la population un exemple de valeurs que souhaitait transmettre la IIIe République, avide de mythes fondateurs.

Bayard est également devenu une figure de l’histoire locale dauphinoise. À Grenoble, une statue fut installée au niveau de la place Saint-André, entre le Parlement de Grenoble et la collégiale éponyme. Elle est signée Nicolas Raggi et fut installée en 1822. Bien qu’il s’agisse d’un homme de guerre, sa posture en homme pieux tranche avec son histoire. Une statue équestre est également présente dans sa ville natale de Pontcharra, ainsi qu'une autre statue à Charleville-Mézières. En outre, cette dernière est aujourd’hui jumelée avec la ville italienne de Rovasenda. Château-Bayard, ancienne demeure du chevalier, qu’il a, au passage, aidé à agrandir et enrichir, est aujourd’hui un musée, mettant en avant la culture locale. Pour entretenir son histoire et son souvenir, l’association Les Amis de Bayard, a été fondée en 1938, avec des membres encore actifs aujourd’hui. En plus de l’entretenir des principaux monuments impliquant Bayard, ils racontent son histoire et participent à l’enrichissement de la documentation historique.

 

Statue de bayard a grenoble

Statue de Nicolas Raggi sur la place Saint-André à Grenoble. Photo de ©Mike Peel

 

Publié par Adrien RASATA, le 01/01/2026

Sources

Articles internet :

Articles de presse :

Articles Wikipédia :

Vidéos YouTube :

  • Hervé Drévillon – L’individu et la guerre du chevalier Bayard au soldat inconnu, par la chaîne librairie mollat, mise en ligne le 27 décembre 2013 [en ligne] [visionnée le 29/12/2025]. Disponible sur : https://youtu.be/5D6S1eMXxvc
  • L’Histoire du Plus Grand Chevalier François : Bayard, sans peur et sans reproche, par la chaîne L’Encyclope, mise en ligne le 13 avril 2025 [en ligne] [visionnée le 29/12/2025]. Disponible sur : https://youtu.be/_y0Yzvmu0is
  • La Brève Histoire de Pierre Terrail De Bayard, par la chaîne La Brève Histoire, mise en ligne le 19 juin 2024 [en ligne] [visionné le 29/12/2025]. Disponible sur : https://youtu.be/JK66ZiHcIMY
  • La mort épique du Chevalier Bayard, sans peur et sans reproches !, par la chaîne Nota Bene, mise en ligne le 31 mai 2021 [en ligne] [visionnée le 29/12/2025]. Disponible sur : https://youtu.be/TG7yWNvuwYw
  • LE CHEVALIER BAYARD : UN HEROS MEDIEVAL, par la chaîne Gallia – notre histoire de France, mise en ligne le 10 janvier 2020 [en ligne] [visionnée le 29/12/2025]. Disponible sur : https://youtu.be/gZUH0WeU5Ko
  • Pierre Terrail de Bayard – Le Chevalier sans peurs et sans reproches, par la chaîne Fabula Francia, mise en ligne le 7 mai 2023 [en ligne] [visionnée le 29/12/2025]. Disponible sur : https://youtu.be/k1hylr9_hZo

Crédits image :

  1. Illustration du chevalier Bayard par Paul de Semant (XIXe siècle). Disponible sur : https://www.lookandlearn.com/history-images/M418974/Pierre-de-Terrail-Chevalier-de-Bayard-French-knight
  2. Portrait anonyme de Pierre Terrail de Bayard. Licence Wikimedia Commons. Disponible sur : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Pierre_Terrail_de_Bayard.jpg
  3. Bataille de Fournoue, par Eloi-Firmin Féron, 1837. Licence Wikimedia Commons. Disponible sur : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:1495_Fornoue.jpg
  4. Illustration d'Eugène-Samuel Grasset représentant le duel entre Bayard et Soto Mayor. Licence Wikimedia Commons. Disponible sur : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Le_duel_du_bon_chevalier_Bayard_et_de_don_Alonzo_de_Soto-Maior_(fin_du_XV%C3%A8_si%C3%A8cle),_par_E._Grasset._Paris_Mus%C3%A9es_20231013091830.jpg
  5. Bayard défend un pont sur le Garigliano, 1503, par Henri Félix Emmanuel Philippoteaux, 1840. Licence Wikimedia Commons. Disponible sur : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Bayard_sur_le_pont_du_Garigliano.jpeg
  6. Bayard lors du siège de Brescia par Charles-Philippe Larivière, 1837. Licence Wikimedia Commons. Disponible sur : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:1512_Brescia.jpg
  7. Mort de Gaston de Foix à la bataille de Ravenne, par Ary Scheffer, 1824. Licence Wikimedia Commons. Disponible sur : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:1512_Ravenne.jpg
  8. François Ier armé chevalier par Bayard à la bataille de Marignan par Louis Ducis, 1817. Licence Wikimedia Commons. Disponible sur : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:20201205181824000000_fra_191.jpg
  9. Mort du chevalier Bayard, par Benjamin West, 1772. Licence Wikimedia Commons. Disponible sur : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Benjamin_West_(1738-1820)_-_The_Death_of_Chevalier_Bayard_-_RCIN_407525_-_Royal_Collection.jpg
  10. Image d'Epinal représentant l'adoubement de François Ier par Bayard à la suite de la bataille de Marignan (1515). Disponible sur : https://www.radiofrance.fr/franceculture/1515-marignan-la-grande-mythification-6235452
  11. Statue de Bayard par Nicolas Raggi. Photographie prise par Mike Peel. Licence Wikimédia Commons. Disponible sur : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:At_Grenoble_2025_217.jpg
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