1314 - La bataille de Bannockburn

Face à la légende de William Wallace, les amateurs d’histoire écossaise associent bien volontiers la figure de Robert Bruce. Le film Braveheart (1995) a, à cet tire, permis d’en faire une introduction. Mais pour ce qui est de son histoire, les détails franchissent rarement les frontières de l’Écosse. Pour autant, Robert Bruce est sans doute l’un des personnages les plus importantes de l’histoire du pays. De baron isolé, il a gravi les échelons pour devenir roi et a combattu l’Angleterre lors de la première guerre d’indépendance. En 1314, la bataille de Bannockburn s’inscrit comme l’événement décisif de ce projet grâce à une victoire militaire et, surtout, politique. Il affirme ainsi la volonté d’autonomie de l’Écosse.

 

Illustration de la bataille de bannockburn par graham turner

Illustration de la bataille de Bannockburn par ©Graham Turner

 

Robert Bruce et la guerre d’indépendance écossaise

Entre 1286 et 1292, une grave crise de succession touche l’Écosse après la mort sans héritier mâle du roi Alexandre III. Elle se termine par l’élection de Jean (John en anglais) Balliol qui a dépassé ses concurrents en obtenant le soutien du roi d’Angleterre Édouard Ier. Parmi ses opposants, se trouvait un certain Robert Bruce (ou Robert de Bruce), un noble dont les origines le lient au roi David Ier. En 1296, Édouard Ier décide de prendre d’accroître son pouvoir et de s’emparer de l’Écosse. Il envahit le royaume, fait déposer Jean Balliol et installe des garnisons de soldats dans toutes les grandes villes du pays. C’est alors que débutent une série de révoltes et une guerre ouverte pour l’indépendance écossaise. Parmi les nombreux héros de l’Écosse, un certain William Wallace est entré dans l’histoire comme le gardien du royaume, notamment après sa victoire à Stirling en 1298.

Malheureusement, sa capture et son exécution par les Anglais en 1305 met un coup dur à la résistance. Mais certains veulent maintenir la lutte comme Robert Bruce. Si, au départ, il était plutôt proche du roi Édouard Ier, son obédience change au profit de l’indépendance de son royaume. Déterminé, il va jusqu’à combattre d’autres grandes maisons écossaises qui lui barrent la route comme celle des Comyns. Le 10 février 1306, il assassine son rival John Comyn dans l’église de Dumfries, ce qui lui vaut une excommunication du pape. Mais un mois plus tard, il est fait roi d’Écosse à Scone.

 

Gravure de robert bruce

Portrait de Robert Bruce (gravure)

 

Édouard Ier voit d’un mauvais œil cet obstacle à son pouvoir en Écosse et engage ses armées pour mater la rébellion. Robert Bruce obtient des succès à Glen Trool et Loudun Hill en 1307 mais il est plus souvent battu et contraint à l’exil, partant se réfugier sur une île au large des côtes irlandaises. Sa femme, Elizabeth, est même capturée et emprisonnée. Bruce reprend la lutte mais avec difficultés. Ses deux frères, Thomas et Alexandre, sont capturés lors d’une opération de ralliement vers Galloway puis exécutés à Carlisle.

La lutte change en juillet 1307 lorsque le roi Édouard Ier meurt. Son fils, Édouard II, n’a pas la même carrure ni le même talent que son père. Il se retire vers l’Angleterre ce qui laisse libre court à Robert Bruce pour développer son armée et son pouvoir. Les garnisons anglaises ne font pas le poids face à la masse paysanne qui se lève derrière son roi. Il parvient à reprendre, lentement mais sûrement, les grandes villes d’Écosse comme Édimbourg en mars 1314. À partir de là, il ne reste plus que deux châteaux qui résistent encore à son hégémonie : Stirling et Berwick.

Édouard Bruce, frère de Robert Bruce, débute le siège de Stirling durant l’automne 1313. Le seigneur de Stirling, Philippe Mowbray, lutte vaillamment mais annonce que si le roi d’Angleterre n’a pas envoyé de renforts d’ici la fête de la Saint-Jean-Baptiste (24 juin), il se rendrait aux Écossais. Cet accord, conclu sans consultation de Robert Bruce, oblige le roi d’Angleterre à prendre instamment la route pour l’Écosse. La perte de Stirling affaiblirait considérablement son pouvoir en Écosse et en Angleterre, ainsi qu’entacherait sa légitimité et sa crédibilité en tant que roi. Début juin 1314, Édouard II prend la route du nord en direction de son ennemi.

 

Portrait edouard ii

Portrait anonyme d'Edouard II

 

Un nouvel affrontement dans la plaine de Stirling

Édouard II arrive en Écosse en remontant la côte orientale de la Grande-Bretagne, le tout à marche forcée. En seulement quelques jours, il parcourt les derniers 150 km qui le séparent de la plaine de Stirling. Il a avec lui une armée importante, la plus grande jamais amenée en Écosse. Il compte 2 000 cavaliers dont la majorité sont des chevaliers, avec des noms importants comme les comtes de Hereford ou de Gloucester. Il complète son armée avec plus de 14 000 fantassins dont des hommes d’armes (men-at-arms) et des archers gallois.

En face de lui, Robert Bruce parvient, tant bien que mal, à rassembler entre 7 et 9 000 hommes selon les estimations, dont 500 cavaliers et peut-être autant d’archers. Parmi ses soldats à pied, on trouve une très grande majorité de piquiers, armés d’une lance de 3 mètres de long, issus principalement du petit peuple. Il y a peu de nobles. Ces derniers viennent cependant de toutes les Highlands avec des membres des clans Stuart, MacDonald ou encore Douglas. Robert Bruce avait en outre des commandants valeureux avec qui il avait déjà combattu comme Thomas Randolf, comte de Moray, sir James Douglas, Walter Stuart, Robert Keith et son frère Édouard Bruce.

Étant déjà au pied du château de Stirling, Robert Bruce prend l’initiative du terrain. Il s’installe à l’orée du bois de New Park, à proximité de la rivière Bannockburn et du village de Bannock. Il organise son armée en quatre groupes (ou divisions). Il dirige personnellement le flanc droit, son frère Édouard à sa gauche, Douglas et Stuart se partagent le troisième groupe et, enfin, sur le flanc gauche, Randolf avec, sur ses arrières, la cavalerie commandée par Robert Keith.

 

Carte de la bataille de bannockburn au 23 juin

Carte des positions écossaises et anglaises au matin du 23 juin 1314

 

À moitié positionnés dans les bois, les Écossais veulent utiliser l’environnement pour ralentir et dissuader les terribles charges de cavaleries anglaises qui avaient eu raison de leurs prédécesseurs à Falkirk en 1298. En plus des bois, Bruce ordonne le creusement de trous où il fait planter des pieux dans la forêt et devant lui sur le flanc droit. Sur ses arrières, il peut compter sur la présence de marais impraticables. Ses hommes sont ensuite regroupés en carrés de piquiers appelés schiltrons (ou schiltroms), que l’on peut rapprocher des phalanges macédoniennes d’Alexandre le Grand. Les piques sont abaissées sur trois rangs ce qui rend la formation pratiquement infaillible face à une charge de cavalerie, en tout cas, c’est le projet de Robert Bruce.

Le 23 juin 1314, premier jour de la bataille

Les premiers éléments de l’armée anglaise arrivent au matin du 23 juin. Lorsque l’avant-garde arrive en vue des Écossais, un événement étonnant se produit. Robert Bruce s’était avancé dans la plaine au-delà de ses hommes, pour observer l’ennemi. Le voyant sans défense, un chevalier du nom de Henry de Bohun se détache du groupe et fonce à bride abattue sur le roi écossais. Il y voit l’occasion de tuer le chef ennemi et d’obtenir gloire et titres. Lance en avant, il défie Robert Bruce. Ce dernier répond et s’élance à son tour, armé de sa hache de guerre. Le combat est presque instantané. Robert Bruce esquive la lance de de Bohun et lui assène un violent coup de hache à la tête, perforant le heaume et atteignant la tête. De Bohun meurt sur le coup et les chroniqueurs racontent que le coup était si violent que la hache s’est brisée à l’impact.

 

Duel entre robert bruce et henry de bohun

Duel entre Robert Bruce et Henry de Bohun par Marshall, H. E.(1876)

 

Devant la mort de l’un des leurs, les Anglais partent au galop et attaquent les schiltrons de Robert Bruce, renforcés par ceux de son frère. Le choc est terrible et de nombreux chevaliers viennent s’empaler sur les piques écossaises. Bien que certains parviennent à esquiver les trous remplis de pieux de Robert Bruce, ses hommes repoussent les rangs anglais, précipitant les derniers rangs dans les pièges.

Sur le flanc droit anglais, le comte Robert Clifford veut prendre à revers les Écossais et protéger la route de Stirling. Randolf, voyant la manœuvre, sort du bois et vient à la rencontre de Clifford. Les deux armées entament aussi un violent affrontement meurtrier. Dans le combat, le baron Clifford succombe aux schiltrons.

Pendant toute la journée, les deux armées enchaînent les charges et les mêlées. Le terrain a favorisé Robert Bruce qui oblige Édouard II à se replier vers Bannock une fois la nuit venue. Celui-ci installe son camp à la confluence de la Bannockburn et de la rivière Pelstream. Ses hommes sont épuisés et démoralisés. Les combats ne se sont pas passés comme prévu. Les Écossais se sont révélés de meilleurs combattants que ce à quoi ils s’attendaient et ils ont subi de grosses pertes.

Côté écossais, les troupes sont aussi fatiguées mais confiantes. Robert Bruce fait rassembler un conseil de guerre et annonce que le lendemain doit être le dernier jour des combats, autrement, les Anglais gagneront à l’usure. Après discussions, il convient d’un nouveau plan de bataille. Cette fois, ils feront face aux Anglais en terrain découvert, en avant du bois.

 

Illustration de la bataille de bannockburn 1

Illustration de la bataille de Bannockburn par ©Mike White

 

24 juin, second jour et dénouement de la lutte

Au matin du 24 juin, les deux armées sont de nouveau face à face. Côté écossais, Robert Bruce harangue ses troupes qui doivent compter sur une supériorité numérique anglaise déconcertante. Le discours, dont il ne reste pas de trace contemporaine, a été transformé par le poète du XVIIIe siècle Robert Burns vers 1793 dans son poème Robert Bruce’s March to Bannockburn parfois aussi appelé Scots Wha Hae. S’ensuit également une prière générale que certains Anglais ont attribué, à tort, à une renonciation.

 

Robert bruce s addressant a ses troupes a bannockburn

Robert Bruce haranguant ses troupes avant la bataille le 24 juin 1314 par Edmund Blair Leighton

 

Conscients de leur supériorité militaire, les commandants de l’avant-garde anglaise, les comtes de Hereford et de Gloucester, trépignent d’impatience. Édouard II, indécis, traine à convenir d’une stratégie. Finalement, Gloucester cède et ordonne la charge. Avec des centaines de chevaliers, il lance l’assaut sur les schiltrons écossais. Malheureusement, le dénouement reste le même. Ses hommes viennent s’empaler sur les piques. Gloucester trouve d’ailleurs la mort avec ses compagnons de la première ligne. Hereford, quant à lui, est fait prisonnier.

Confiant, Robert Bruce ordonne à ses troupes de marcher sur les Anglais qui reculent, poussés par les piques. Les Écossais laissent derrière eux une plaine rougie de sang. Sur le flanc gauche des Écossais, un duel d’archers se déclenchent entre les hommes de Randolf et les archers gallois. Ces derniers peinent à toucher leurs ennemis et l’avancement des schiltrons n’arrangent rien. Soit ils tirent trop loin et manquent leurs cibles soit c’est trop court et ils touchent leurs propres troupes. C’est alors qu’une partie des archers vient se décaler sur leur droite pour être davantage efficaces. Voyant le danger se profiler, Robert Keith emmène ses 500 cavaliers et anéantit, dans une charge dévastatrice, les rangs des Gallois qui se débandent et prennent la fuite.

Les combats au centre sont encore plus violents que la veille et les Anglais commencent à donner beaucoup de terrain aux Écossais. Ne voyant pas d’issue favorable, la garde rapprochée du roi Édouard lui conseille de reculer. Dans la panique, cela se termine par le repli du roi qui quitte le champ de bataille. Voyant leur souverain s’en aller, le reste de l’armée anglaise se disloque et quitte Bannockburn. Robert Bruce vient de remporter une grande victoire.

 

Tableau de la bataille de bannockburn

Illustration de la bataille de Bannockburn par ©Mark Churms

 

La liberté pour l’Écosse

La bataille de Bannockburn a été meurtrière pour les Anglais qui laissent derrière eux entre 4 et 5 000 hommes, dont une bonne partie de la noblesse qui a péri sous les piques des schiltrons. Pour leur part, les Écossais n’ont eu que 500 pertes.

Édouard II parvient à rejoindre le port de Dunbar et à rejoindre l’Angleterre. Désormais sans sauveur, la garnison de Stirling capitule. Robert Bruce n’a alors plus d’obstacle dans sa prise de contrôle de toute l’Écosse, ce qu’il s’empresse de faire dans les années qui suivent. Il obtient également la libération de sa femme, qui était l’un de ses grands objectifs et le moteur de sa ténacité. Une fois l’Écosse sécurisée, il lance même des opérations de pillages dans les provinces anglaises de Northumberland et du Yorkshire. Le nord de l’Irlande n’est pas épargné avec une opération de débarquement menée par son frère Édouard en 1315.

 

Representation de la bataille de bannockburn dans la bible de holkham

Représentation de la bataille de Bannockburn dans la Bible de Holkham (XIVe siècle)

 

Robert Bruce, grâce à Bannockburn, est devenu le seul homme fort de l’Écosse. En 1328, lors du traité d’Édimbourg-Northampton, l’indépendance de l’Écosse est reconnue par le pouvoir de Londres. Il en sera ainsi jusqu’en 1603 lorsque le roi Jacques V d’Écosse devient roi d’Angleterre sous le nom de Jacques Ier. En 1707, l’Act of Union rassemble les deux royaumes en un seul, celui de Grande-Bretagne avec le Pays de Galles, complété par l’Irlande du Nord en 1821 sous le nom de Royaume-Uni. Mais pendant près de 300 ans, l’Écosse était un territoire indépendant, un rêve porté pendant plus de trente ans par les chefs écossais et combattants indépendants comme William Wallace.

 

Le souvenir de Bannockburn pour les Écossais et le monde

Bannockburn a très peu de retentissement à l’international, contrairement à ce qui se fait en Écosse où elle fait partie des batailles fondamentales de son histoire. Elle peut être l’équivalent en France des batailles de Tours (721) contre les Maures ou de Bouvines (1215) contre le Saint-Empire romain germanique. Il s’agit d’un affrontement pour la liberté et contre l’ennemi héréditaire qu’est l’Anglais. C’est aussi la victoire du peuple qui combat à pied contre la noblesse à cheval, une leçon que les perdants font leur lors de la guerre de Cent ans lors des batailles de Crécy (1346), Poitiers (1356) et Azincourt (1415). Les archers anglais s’y rendent maîtres du terrain face à la cavalerie français, réputée la meilleure d’Europe. La formation des schiltrons remet également au centre de la bataille l’infanterie, délaissée au profit de la cavalerie au début du Moyen Âge. Une nouvelle tendance prend lentement forme et tend à se concrétiser à l’époque moderne avec l’exemple des tercios espagnoles du XVIIe siècle, de véritables phalanges de piquiers sur le modèle macédonien.

Pour entretenir l’histoire de Bannockburn, le site de la bataille, en tout cas celui qui est communément admis, car les sources archéologiques précises manquent, est aujourd’hui un lieu de mémoire. En 1932, un projet de préservation du site est entamé et dirigé par le National Trust of Scotland. L’achat de terres dans les années 1960 permet la protection du champ de bataille et un monument commémoratif y est installé avec une statue équestre de Robert Bruce. Un musée y est construit en 2012 (rénové en 2014) appelé le Bannockburn Visitor Centre.

 

Statue de robert bruce au monument de bannockburn

Statue de Robert Bruce au monument de Bannockburn

 

La bataille de Bannockburn se fait aussi une place dans la culture populaire. Le poème Scot Wha Hae obtient une grande popularité, à tel point qu’il devient l’un des hymnes officieux de l’Écosse, particulièrement lors des rencontres sportives de rugby. Il n’est supplanté qu’en 1967 lorsque le groupe The Corries sort l’une des musiques désormais incontournables quand il s’agit de l’Écosse : Flower of Scotland. Côté culture plus récente, Bannockburn a fait l’objet d’une mise en scène dans le cinéma. Elle prend place lors de la scène finale du film Braveheart (1995), racontant de manière romancée la vie de William Wallace, interprété par Mel Gibson, ainsi que dans le film de 2018 Outlaw King : Le roi hors-la-loi centré, lui, sur Robert Bruce, incarné par Chris Pine. La musique rappelle aussi la bataille comme le fait le groupe suédois de métal Sabaton dans le titre Bannockburn (2016).

Publié par Adrien RASATA, le 19/08/2026

Sources

Articles internet :

 

Articles de presse :

 

Articles Wikipédia :

 

Vidéos YouTube :

  • Bataille de Bannockburn 1314 : Ecossas contre Anglais | Cinématique 4K, par la chaîne Bellum et Historia, mise en ligne le 30 novembre 2024 [en ligne] [visionnée le 19/08/2026]. Disponible sur : https://youtu.be/tSMO1o6LjCw
  • Battle of Bannockburn, 1314 AD – First War of Scottish Independence (Part 5), par la chaîne HistoryMarche, mise en ligne le 17 novembre 2019 [en ligne] [visionnée le 19/08/2026]. Disponible sur : https://youtu.be/TlcZWz0qykQ
  • England Vs Scotland : 1314 Historical Battle of Bannockburn | Total War Battle, par la chaîne Historical Total War Battles, mise en ligne le 2 décembre 2024 [en ligne] [visionnée le 19/08/2026]. Disponible sur : https://youtu.be/8XCmULZ-nwE
  • Formation tactique : La bataille de Bannockburn (1314), par la chaîne Sur le champ, mise en ligne le 9 septembre 2016 [en ligne] [visionnée le 19/08/2026]. Disponible sur : https://youtu.be/TjeW5vkLKAo
  • The Battle of Bannockburn Brought to Life in unique Animation 1314 Ad (The Braveheart Sequel !), par la chaîne HistoryBattles3D, mise en ligne le 18 octobre 2023 [en ligne] [visionnée le 19/08/2026]. Disponible sur : https://youtu.be/lae33J7kkVY

 

Crédits images :

  1. Illustration de la bataille de Bannockburn par ©Graham Turner. Disponible sur : https://theatrum-belli.com/chronicorum-belli-du-23-juin/
  2. Portrait de Robert Bruce (gravure). Auteur et source inconnus. Disponible sur : https://www.thenational.scot/culture/24450326.failure-led-chastening-treaty-scottish-history/
  3. Portrait anonyme d'Edouard II. Licence Wikimedia Commons. Disponible sur : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:King_Edward_II.jpg
  4. Carte des positions écossaises et anglaises au matin du 23 juin 1314. Licence Wikimedia Commons. Disponible sur : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Battle_of_Bannockburn_-_1st_day_of_battle_map_(multilingual).svg
  5. Duel entre Robert Bruce et Henry de Bohun par Marshall, H. E. (1876). Licence Wikimedia Commons. Disponible sur : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Bruce_brought_his_axe_crashing_down_upon_the_head_of_Bohun.jpg
  6. Illustration de la bataille de Bannockburn par ©Mike White. Disponible sur : https://fineartamerica.com/featured/the-battle-of-bannockburn-colour-litho-mike-white.html
  7. Robert Bruce haranguant ses troupes avant la bataille le 24 juin 1314 par Edmund Blair Leighton. Licence Wikimedia Commons. Disponible sur : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Battle_of_Bannockburn_-_Bruce_addresses_troops.jpg
  8. Illustration de la bataille de Bannockburn par ©Mark Churms. Disponible sur : https://stourm.news/?p=4214
  9. Représentation de la bataille de Bannockburn dans la Bible de Holkham (XIVe siècle). Licence Wikimedia Commons. Disponible sur : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Peers_and_commoners_fighting_-_The_Holkham_Bible_Picture_Book_(c.1320-1330),_f.40_-_BL_Add_MS_47682.jpg
  10. Statue de Robert Bruce au monument de Bannockburn. Licence Wikimedia Commons. Disponible sur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Robert_the_Bruce_statue,_Bannockburn_-_geograph.org.uk_-_1538090.jpg
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