Babur - Fondateur de l'Empire moghol

Les vastes plaines de l’Asie centrale ont vu naître de nombreux grands noms comme Genghis Khan (XIIe - XIIIe siècle) et Timour (XIV - XVe siècle). Si, de leurs temps, leurs empires respectifs ont marqué l’histoire, les divisions de leurs successeurs ont mis un terme à leur domination, trop occupés à se quereller pour obtenir plus de terres. Parmi eux, Babur, prince d’un royaume de l’actuel Ouzbékistan, a cherché à se faire une place dans ce vaste tumulte. Trop faible face à des concurrents installés de longue date, il détourne son attention vers le monde indien où il réussit à mettre en place un empire qui lui survécut pendant près de 300 ans, l’Empire moghol. Retour sur l’histoire d’un conquérant qui écrit l’histoire du monde indien.

 

Portrait total de babur par aqa riza

Portrait idéalisé de Babur attribué à Aqa Riza, vers 1605, British Museum

 

Un prince timouride en quête d’un empire

À la fin du XVe siècle, l’Asie centrale est marquée par la présence de grands empires comme ceux des Ottomans, des Séfévides en Iran et, surtout, celui des Timourides. Au début du siècle, Timour, aussi connu sous le nom de Timour le Boiteux, Timour Lang (francisé en Tamerlan), un conquérant turco-mongol venu des terres de l’actuel Ouzbékistan, marque son temps par ses conquêtes fulgurantes qui ont semé la mort et la désolation. Malheureusement pour son empire, qui s’étalait de l’Ouzbékistan jusqu’à l’océan Indien, ses successeurs se partagent ses terres et se font la guerre constamment.

Parmi les prétendants à l’héritage de Timour, Zahīr ud-Dīn Muhammad a marqué le monde de son empreinte. Il naît en 1483 à Andijan, dans la principauté de Ferghana (actuel Ouzbékistan), dans l’antique région de Transoxiane. Il prend plus tard le nom de Babur (le Tigre ou la Panthère en persan). Il est fils de prince et un descendant de grands conquérants. Son père, Omar Cheikh II, descend directement de Timour, et sa mère, Kutlug Nigar Khanim, vient de la lignée de Genghis Khan, le grand maître des steppes et créateur de l’Empire mongol au XIIIe siècle. Par le sang, Babur est, théoriquement, destiné à de grandes choses.

En 1494, alors que Babur n’a que 11 ans, son père décède et lui laisse le trône de Ferghana. Bien que très jeune, le nouveau prince veut malgré tout montrer qu’il est à la hauteur de son titre. Dès 1497, il veut rétablir l’empire timouride et commence par la conquête de Samarcande, la capitale de Timour (illustré ci-contre). Il est victorieux mais n’a pas le temps de se réjouir de sa victoire. Alors qu’il est parti mater une rébellion, une autre a lieu à Samarcande et le chasse du pouvoir. Il retente l’aventure en 1501 mais en est chassé par Mohammad Chaybani, le seigneur (ou khan) des Ouzbèks. Ce dernier le pousse même à quitter sa terre natale et fonde le khanat de Boukhara. En exil, et entouré d’ennemis potentiels, Babur doit trouver une base pour se ravitailler et préparer la suite. Il prend alors la direction du sud et, en 1504, conquiert la ville de Kaboul, aujourd’hui en Afghanistan.

De là, Babur développe ses terres. Il reconstitue son armée, développe le pouvoir princier, transformé en pouvoir royal, et améliore l’économie locale. La région étant sur les routes commerciales entre le monde indien et celui des steppes, Kaboul devient un carrefour marchand lucratif.

Siege de samarcande en 1497 par babur

Les armées de Babur conquérant la ville de Samarcande en 1497

En 1510, n’ayant pas abandonné ses projets de conquête de l’Asie centrale, il entreprend, une troisième fois, de prendre Samarcande. Cette fois, il a le soutien d’un certain Ismaïl Séfévide, chef et fondateur de l’Empire séfévide (ou safavide) iranien. Babur est victorieux mais, comme pour les fois précédentes, une menace plus forte lui enlève la ville en 1512, encore une fois par une armée ouzbèque. Finalement, à partir de 1514, il décide de se consacrer uniquement à ses terres afghanes.

 

L’exil vers Kaboul et le début de l’aventure indienne

À Kaboul, Babur développe ses compétences de gouvernement. Il améliore la bureaucratie, crée une armée moderne avec de l’artillerie, et, fait assez marquant pour son temps, se révèle un souverain artiste et mécène des arts. Durant son enfance, il était passionné de littérature, de poésie, de philosophie et d’histoire. A l’âge adulte, il poursuit ces intérêts en créant une grande cour pour les artistes du monde musulman.

Mais Babur n’oublie pas non plus ses devoirs militaires. Pour assurer son autorité et son prestige, il doit mener des campagnes et les remporter. Si ses rêves de domination dans l’Asie centrale ont disparu en 1512, il existe des terres, plus au sud, qui lui sont ouvertes, l’Inde, aussi appelée, à l’époque, l’Hindoustan. À ce moment-là, le sous-continent indien est divisé entre de multiples potentats, dominés, théoriquement, par le sultanat de Delhi. Dans les faits, les souverains locaux agissent comme ils l’entendent.

 

Portrait de babur 1

Portrait anonyme de Babur

 

L’expansion de Babur commence par des raids de razzia dans le nord du Penjab (actuels Pakistan et Inde du Nord), avec des visées sur le royaume de Sind, au sud, et le sultanat de Delhi à l’est. Après quatre expéditions entre 1514 et 1524, Babur débute une cinquième qui doit mener sur une installation durable en Inde. Il justifie son intérêt pour l’Inde après l’invitation de princes indiens hostiles au pouvoir de Delhi, comme Daulat Khan Lodi, le gouverneur du Penjab. Avec une armée de plusieurs dizaines de milliers d’hommes, des Turco-mongols mais aussi avec des alliés afghans et indiens, il passe la barrière de l’Hindou Koush et se dirige vers les royaumes indiens.

 

Carte des conquetes de babur

Carte des différents déplacements de Babur au cours de sa vie

 

En face de lui, le sultanat de Delhi, dont les origines remontent au XIIIe siècle, est un état en grande instabilité. Ibrahim Lodi, sultan depuis 1517, est impopulaire et prend ombrage des ambitions du souverain de Kaboul. Il parvient à défaire l’armée de Daulat Khan peu de temps avant l’arrivée de Babur et pense son hégémonie absolue. En 1524, l’armée d’Ibrahim Lodi est cependant défaite à Lahore et, pour marquer le coup, Babur ordonne le pillage pendant plusieurs jours de la cité. Depuis Lahore, Babur entreprend la conquête du Penjab et laisse le contrôle de la ville et la conquête de l’est à l’un de ses lieutenant, Alam Khan. Malheureusement, ce dernier ne parvient pas à vaincre Ibrahim Lodi. Le siège de Delhi se termine en échec et il est même chassé de Lahore après la trahison de Daulat Khan à l’automne 1525. Averti, Babur reconquiert Lahore et concentre ses forces sur le sultanat de Delhi.

 

Babur partant en guerre avec ses soldats 1876 par auguste racinet

Babur avec ses hommes, se préparant à partir en guerre, August Racinet, vers 1876

 

La bataille de Panipat

À la fin de l’année 1525, Babur est le maître du Penjab. Il a repris Lahore, a pardonné à Daulat Khan, et a pris le contrôle de la vallée de l’Indus. Il marche désormais sur Delhi, avec, à ses côtés, environ 10 à 12 000 hommes. La rencontre fatidique a lieu le 21 avril 1526, à Panipat, dans le nord de l’Inde, actuel état d’Haryana.

L’armée de Babur prend position à l’est de Panipat, dans la partie nord du futur champ de bataille. Il fait construire une tranchée, renforcée avec des piques, sur son flanc gauche pour éviter tout débordement. Au centre, il positionne des wagons de guerre qui vont servir d’obstacles et de forteresses improvisées où s’installent des arquebusiers et des archers (une tactique similaire au wagenburg pratiqué en Europe centrale, notamment par le Tchèque Jan Žižka au XVe siècle). Entre les wagons, il intercale des canons, achetés aux Ottomans ou aux Séfévides. Ses arrières sont constitués de cavaliers dont beaucoup sont adeptes de l’archerie montée, héritée de leurs prédécesseurs turco-mongols. Babur cherche à utiliser son artillerie et ses fusils pour déjouer son désavantage numérique.

 

Illustration de la bataille de panipat 1598

Illustration, en deux panneaux, de la bataille de Panipat (1526). On y voit Babur, au centre du tableau de droite, ainsi que ses canons et la charge sur les soldats d'Ibrahim Lodi à gauche

 

En face, si Ibrahim Lodi a l’avantage du nombre, il ne l’a pas en puissance de feu. Parmi les 100 000 hommes qu’il possède, peu viennent avec des armes de traits et encore moins des armes à feu. La cavalerie compose la grande majorité de son armée et il espère que son avant-garde d’éléphants dévastera les wagons de Babur.

C’est, en tout cas, avec cet objectif en tête, qu’Ibrahim Lodi débute la bataille avec une charge d’éléphants. Leurs pas font trembler la terre et ont un effet psychologique non-négligeable. Mais lorsque les canons de Babur font entendre leurs détonations, tout change. Les éléphants, qui ne connaissent pas le bruit de la déflagration d’un canon, paniquent et reculent, dans un désordre sans nom. La formation de Lodi est désordonnée. Ses cavaliers tentent de contourner sur les flancs mais ils sont stoppés par les cavaliers afghans de Babur. Ces derniers prennent l’avantage et menacent l’armée indienne. Ibrahim Lodi vient lui-même en renfort sur son flanc droit, le plus fragile. Mais il trouve la mort dans les combats et, à partir de là, l’ensemble de son armée se désagrège. Babur, méthodique dans sa manière de conduire la bataille, a remporté une immense victoire. Il déplore très peu de pertes, tandis que les Indiens, eux, laissent près de 20 000 morts derrière eux. La mort d’Ibrahim Lodi laisse à Babur les portes ouvertes de Delhi dont il s'empare dans les jours qui suivent.

 

Tableau anonyme de la bataille de panipat 1526

Tableau anonyme de la bataille de Panipat (1526)

 

La création de l’Empire moghol

Désormais sans concurrent dans le nord de l’Inde, Babur en devient le maître. Il prend même le titre de Padshah Ghazi, empereur de l’Inde. Pour marquer son ascension, il enlève à Delhi son statut de capitale, qu’il transfère à Agra. De là, il développe son nouveau territoire qui prend le nom d’Empire moghol. Le nom, contrairement à d’autres comme timouride, ne vient pas du nom du fondateur mais de ses origines. Moghol vient, en effet, d’une déformation du terme mongol qui désignait, sans distinction, tous les envahisseurs du monde indien venus d’Asie centrale depuis près de 300 ans.

Dans la première année de son règne, Babur doit faire face à de nombreuses oppositions, dont celle du prince rajput (prononcé « rajepoute ») Rana Sangha, roi de Mewar, situé dans l’ouest de l’Inde. Ce dernier est un adversaire de taille pour Babur. Tout comme à Panipat, Babur marche avec une armée très inférieure en nombre, environ 20 000 soldats contre plus de 110 000 (200 000 selon certaines chroniques). Le 16 ou 17 mars 1527, il rencontre Sangha à la bataille de Khanwa (actuel État du Rajasthan).  Contrairement à Panipat, Babur a plus de mal à vaincre son ennemi, qui lui inflige de lourdes pertes. Malgré tout vainqueur du prince rajput, Babur peut désormais concentrer son attention sur le développement de son empire. Certaines poches de résistance s’organisent toutefois dans l’est du sous-continent indien, notamment le long du Gange et dans le golfe du Bengale. À la fin de la décennie 1520, elles n’existent plus.

 

Babur recevant des presents apres une victoire d humayun

Babur recevant les honneurs de la part de son fils Humayun après la victoire de Panipat (1526)

 

Après ses opposants matés, Babur débute, comme à Kaboul, l’édification d’un pouvoir centralisé et prospère. Il développe la bureaucratie autour d’Agra et met en place un pouvoir détenu par des princes turco-mongols et afghans. Il participe au développement de la foi musulmane avec l’édification de nombreuses mosquées. À cela, il organise aussi des campagnes contre d’autres communautés religieuses comme les Sikhs du Penjab ou des hindous. Cependant, sur la fin de sa vie, il aurait plutôt conseillé à son fils et héritier, Humayun, de privilégier l’entente religieuse, plus par pragmatisme que par une véritable politique de tolérance religieuse. À cela, Babur fait aussi développer les arts et la culture. Il inspire ainsi une révolution culturelle qui s’est poursuivie sur les siècles suivants, jusqu’à la conquête des Anglais au XIXe siècle.

Malheureusement pour Babur, son règne en tant qu’empereur est court. En 1530, son fils Humayun tombe gravement malade. Dévasté et pensant assister à la mort de son héritier, Babur aurait promis de donner sa vie à Allah pour sauver son fils. Le 26 décembre 1530, Babur, rempli de chagrin, rend finalement l’âme, après seulement quatre ans de règne, à quarante-huit ans. Hasard du destin, ou sacrifice selon la légende, Humanyun se rétablit peu de temps après et succède à son père jusqu’à sa mort en 1556. Bien que son destin l’ait mené à conquérir l’Inde, le corps de Babur est ramené en terre afghane. On lui fait ensuite construire un tombeau à Kaboul.

 

Héritage historique et culturel de Babur

Babur 1605

Babur, premier empereur moghol. Miniature vers 1605. Musée d'Art islamique, Berlin.

La mort de Babur a marqué la fin d’une étape dans l’histoire afghane et indienne. Contrairement à celles de Genghis Khan et de Timour, son décès ne marque pas la fin de son empire, qui lui survit grâce à des successeurs efficaces comme son fils, Humayun, mais aussi son petit-fils, Akbar le Grand, considéré comme l’un des plus grands empereurs moghols. L’histoire moghole s’est ensuite écrite dans les annales de l’histoire et dans la pierre, dont le Taj Mahal, à Agra, est l’un des témoignages les plus marquants.

Avant sa mort, Babur a également écrit sur son temps et sur sa propre histoire. En 1529, il décide de raconter sa vie dans une autobiographie qu’il nomme, sobrement, Le livre de Babur, Bāburnāma. Ce livre est écrit en turc tchaghataï, un dialecte parlé dans la terre natale de Babur, le Ferghana. L’œuvre est ensuite traduite en persan, langue du pouvoir et d’histoire, sous le règne d’Akbar vers 1589-1590. Dans ce récit, Babur y présente toutes ses conquêtes mais aussi ses difficultés, ses aspirations et ses interrogations philosophiques. Il y fait par exemple mention des nombreux fleuves qu’il traverse et aurait, d’après ses dires, traversé par deux fois le Gange, un exploit et une première de mémoire d’homme. Bien qu’il s’agisse d’un écrit, par nature, transformé, les historiens mettent en avant la vraisemblance des événements et l’objectivité recherchée de l’auteur. Le Bāburnāma, par ces nombreuses caractéristiques, fait partie des premières œuvres autobiographiques du monde musulman et devient une référence pour comprendre l’Asie centrale et le monde indien du début du XVIe siècle.

 

Publié par Adrien RASATA, le 26/02/2026

Sources

Articles internet :

Articles de presse :

Articles Wikipédia :

Vidéos YouTube :

  • 1526, Babur s’empare de l’Inde à Panipat | Quand l’histoire fait dates |ARTE, par la chaîne ARTE, mise en ligne le 17 janvier 2026 [en ligne] [visionnée le 22/02/2026]. Disponible sur : https://youtu.be/qpzuqDdcuhc
  •  Babur, the Founder of the Mughal Empire | 1483 CE – 1530 CE |Al Muqaddimah, par la chaîne Al Muqaddmah, mise en ligne le 14 août 2021 [en ligne] [visionnée le 22/02/2026]. Disponible sur : https://youtu.be/h6DPlZr4nKo
  • HERITIER DE GENGIS KHAN & DE TAMERLAN : Babur, premier Moghol & conquérant de l’Inde | DHEH [ST], par la chaîne D’Histoires en Histoire, mise en ligne le 9 avril 2021 [en ligne] [visionnée le 22/02/2026]. Disponible sur : https://youtu.be/DX1NEfXZxHU  
  • Rise of the Mughal Empire and the Reign of Akbar the Great DOCUMENTARY, par la chaîne Invicta, mise en ligne le 11 juin 2020 [en ligne] [visionnée le 22/02/2026]. Disponible sur : https://youtu.be/_ZtYK_3WEBc
  • Two Battles of Panipat - 1526 and 1556 - Mughal Empire DOCUMENTARY¸ par la chaîne Kings and Generals, mise en ligne le 22 octobre 2017 [en ligne] [visionnée le 26/02/2026]. Disponible sur : https://youtu.be/ycv4gDXbm7s

Crédits images :

  1. Portrait idéalisé de Babur attribué à Aqa Riza, vers 1605, British Museum. Licence Wikimedia Commons. Disponible sur : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Idealized_portrait_of_Babur_(1483-1530)_reading_a_book,_painted_circa_1605-1615_in_India_(British_Museum_1921,1011,0.3).jpg
  2. Les armées de Babur conquérant la ville de Samarcande en 1497. Auteur et source inconnus. Licence Wikimedia Commons. Disponible sur : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Babur%E2%80%99s_army_storming_Samarkand_(1497)_(Paras).jpg
  3. Portrait anonyme de Babur. Licence Wikimedia Commons. Disponible sur : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:%E0%B2%85%E0%B2%B2%E0%B3%8D%E0%B2%A4%E0%B3%8D_%E0%B2%AE%E0%B2%B6%E0%B3%8D_.jpg
  4. Carte des différents déplacements de Babur au cours de sa vie. Auteur inconnu. Disponible sur : https://www.merveilles-du-monde.com/Taj-Mahal/Babur.php
  5. Babur avec ses hommes, se préparant à partir en guerre, August Racinet, vers 1876. Licence Wikimedia Commons. Disponible sur : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Babur_Setting_Out_with_His_Army_from_the_book_of_Le_Costume_Historique_c._1876.jpg
  6. Illustration, en deux panneaux, de la bataille de Panipat (1526). Licence Wikimedia Commons. Disponible sur : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Battle_of_Panipat_(20_April_1526)._Baburnama_of_1598.jpg
  7. Tableau anonyme de la bataille de Panipat (1526). Auteur et source inconnus. Disponible sur : https://yourstory.com/2023/04/first-battle-panipat-indian-history
  8. Babur recevant les honneurs de la part de son fils Humayun après la victoire de Panipat (1526). Livre d’Akbar. XVIe siècle. Disponible sur : https://www.clevelandart.org/art/2013.308
  9. Babur, premier empereur moghol. Miniature vers 1605. Musée d'Art islamique, Berlin. Licence Wikimedia Commons. Disponible sur : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Babur_idealisiert.jpg
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